2 avr. 2011

Traduction du premier jet du chapitre 3 de Crescendo

Vous l'avez bien mérité, la page Facebook du blog a atteint hier soir les 100 fans ! :D Donc je vous livre comme promis, une traduction du premier jet du chapitre 3 de Crescendo. Bonne lecture !
Lire le chapitre 3
Je me rendis dans la cuisine et allumai la lumière. Mes yeux se posèrent aussitôt sur le morceau de papier abandonné sur le plan de travail. Retrouve-moi sur le parking. Le mot avait été griffonné par la main nonchalante de Patch. Je glissai le message dans la poche de mon jean et marchai vers la baie vitrée dans le salon. La Jeep Commander noire de Patch tournait au ralentit sur le bord du trottoir devant l'immeuble. La lumière des lampadaires révélait le fin crachin qui tombait sur la ville. Je composai le numéro de Patch. - Je croyais que nous n'étions plus censés passer de temps ensemble, lui dis-je d'un ton qui sonnait assez snob. Évidemment, je me sentais toujours insultée et désorientée. - Nous avons un problème. - Quel genre de problème ? - Enfile des vêtements secs et viens. - Et si je ne venais pas ? - Tu m'en veux toujours. Il y avait l'esquisse d'un sourire dans sa voix. - Je ne t'en veux pas ! Ce n'est pas comme si tu voulais qu'on se sépare. Son sourire s'élargit. - Se séparer ? Parce que tu croyais qu'on était ensemble ? Officiellement ? Mon visage tressaillit. - Non! Bien sûr que je croyais que nous étions officiellement ensemble. Patch m'avait dit qu'il ne voyait pas d'autres filles, je ne voyais pas d'autres garçons, ce qui signifiait que nous étions ensemble. - Change-toi et viens, dit Patch. Sinon je viens et je te changerai moi-même. - Très drôle. De l'autre côté de la baie vitrée, Patch sortit de la Jeep. - D'accord, d'accord ! lançai-je. J'arrive dans cinq minutes. Dans la salle de bains, j'enlevai mes vêtements et les laissai sécher, pendus sur la tringle du rideau de douche. Je m'essuyai avec une serviette et marchai le long du couloir jusque ma chambre dont la porte refusa de s'ouvrir. Alors que le verrou refusait de céder, je compris qu'il avait été fermé de l'intérieur. J'appelai Patch. - Pendant ta mission-infiltration pour me laisser un mot, tu m'as enfermée hors de ma chambre, lui dis-je. Et qu'est-ce que tu fabriquais dans ma chambre, d'ailleurs ? - Je ne me suis pas approché de ta chambre. C'est un verrou standard ? - Oui. - Tu as une pince à cheveux ? - Non. Et je n'ai pas non plus de trombone. - Je viendrai y jeter un coup d'oeil une fois que nous en aurons fini. Nous sommes déjà en retard. Je restai un moment à me demander pour quoi nous étions en retard, mais j'avais une préoccupation plus urgente. - Je n'ai pas de vêtements. Pas même de sous-vêtements. Je porte ma serviette, c'est tout. - Serait-ce une invitation à monter ? Le téléphone glissa d'un cran entre mes doigts. - Non, seulement une plainte. Il faut que je prenne quelque chose dans mon armoire. - Tu veux que je t'aide ? Je voulais des vêtements propres et sec. S'il fallait pour cela que j'autorise Patch à entrer dans mon appartement pendant que je portais une simple serviette, qu'il en soit ainsi. Rien ne se passerait. Ce n'était qu'une simple situation embarrassante. Situation qui consistait à avoir un type incroyablement sexy et absolument indisponible sur qui compter dans des circonstances désespérées. - Je monte, dit Patch. Je venais d'enfiler de nouveau mes vêtements mouillés lorsqu'on frappa à la porte. - C'est toi ? demandai-je à Patch à travers la porte. - Non, c'est Jack l'Éventreur. Ce qui n'était pas drôle car même si je n'avais jamais vu de photo de Jack l'Éventreur, cela ne serait pas difficile de l'imaginer avec des airs de Patch. Des boucles brunes rebelles. Des yeux noirs perçants. Une bouche qui dépassait les limites de la décence lorsqu'elle s'étirait en un sourire. J'ouvris la porte et Patch entra sans se presser. Il portait un jean effiloché et un haut gris dont les manches étaient relevées jusqu'aux coudes. Il me passa en revue. - Où est passée la serviette ? - Fais ta petite affaire, ensuite, je m'habille et nous pouvons être dehors d'ici cinq minutes. - Ma petite affaire dure un peu plus que cinq minutes, dit Patch. Accorde-moi en vingt et je te promets que je ferai tout mon possible pour que tu ne le regrettes pas. - Déverrouille la porte. - Pour mettre les choses au clair, dit Patch en marchant dans le hall vers ma chambre, je n'ai pas rompu avec toi. J'ai juste dit que nous devrions nous calmer jusqu'à ce que Heshvan arrive. - Tu as dit que nous ne devrions plus nous voir. - J'ai dit que nous ne devrions pas être vus ensemble. - Alors... nous sommes ensemble ? Patch s'arrêta et regarda par-dessus son épaule, nos yeux se rencontrèrent. - Je n'embrasse pas d'autre filles, si c'est ce que tu demandes. Mon pouls s'accéléra. - Ça ne concerne pas exclusivement Heshvan, lui dis-je. Nous savons tous les deux que tu ne me dis pas tout. Si tu crois que je n'ai pas remarqué que tu étais beaucoup moins dans les parages en ce moment, refais le tour de la question. Ce n'était pas une accusation boiteuse. Les deux derniers jours, j'avais à peine vu Patch. Ces moments où il surgissait à n'importe quel moment pendant la journée m'avaient manqué autant que les au revoir après la tombée de la nuit. - Tu n'as pas besoin de tout savoir. - Tu es exaspérant. Il esquissa un sourire des plus légers. - C'est un moyen d'être en sécurité. - Depuis quand as-tu peur du danger ? - Depuis que tu es concernée. Un frisson, léger comme une plume, m'agita jusque dans mes os. - L'année dernière, j'ai été chassée par un tueur assoiffé de vengeance et par ton ex psychotique. Je peux gérer le danger. Patch me poussa contre le mur. Ses mains étaient posées sur mes épaules, son corps à un millimètre du mien. Une goutte de pluie tomba de ses cheveux et s'écrasa comme de la glace sur ma clavicule. - Il y a toutes sortes de danger, dit-il, ses lèvres effleurant les miennes. Tu viens à peine d'y mettre les orteils. Puis il se détourna, attrapa fermement la poignée, appuya son épaule contre la porte de ma chambre et l'ouvrit en produisant le bruit du bois qui se fend. Il appuya sur l'interrupteur mais la chambre restait plongée dans l'obscurité. - La lampe a grillé, dit Patch. Si tu en as une de rechange, je peux la changer tout de suite. Je passai devant lui et marchai vers mon armoire puis, à l'aveugle, accédai à la penderie. - Je réparerai ça plus tard. Pour quoi sommes-nous en retard ? Je fermai la porte de l'armoire ouverte entre nous deux et tirai sur un jean, un maillot et un sweatshirt. Il pleuvait. J'optai également pour une paire de tennis et une queue de cheval. En revanche, j'abandonnai l'idée d'une fraîche couche de mascara. - Je suis allé voir ce qui se passait dans le gang dont Scott Parnell fait partie à Portland, dit Patch. Mais on me snobe totalement. Personne ne veut parler. Personne ne me donne la moindre information. - Peut-être ne leur as-tu pas demandé les choses assez gentiment, lui dis-je à travers la porte. - Je ne demande jamais les choses gentiment, mon ange. - À moi, si. Il ria doucement, intimement, ce qui éveilla un sourire en moi, puis... je levai les yeux au ciel. Tomber sous le charme de Patch était la dernière chose qu'il fallait que je fasse, là, maintenant, surtout que j'étais enfermée dans une pièce sombre avec lui. Une chambre dont le meuble principal était un lit. Je boutonnai mon jean et ouvris la porte. - Je suis prête. Les lampadaires projetaient leur lumière par la fenêtre, illuminant l'autre bout de la pièce. Patch était étendu sur mon lit, les mains croisées derrière la tête. Mon oreiller était coincé sous lui, assurant que son odeur persisterait et serait encore là ce soir, lorsque je me coucherai. À cet instant, je sus exactement de quoi je rêverais cette nuit. Je secouai la tête, comme pour chasser ces idées de ma tête. Évidemment que j'avais des sentiments pour Patch, mais je ne voulais pas être un chien qui court après sa queue, je ne voulais pas tourner sur moi-même et me plonger dans la folie à force de vouloir une chose hors d'atteinte. - Alors, que se passe t-il avec Scott et le gang à Portland ? demandai-je. Patch fit balancer ses pieds de l'autre côté du lit. - C'est ce que nous allons découvrir. - Je peux avoir quelques détails ? - Je t'expliquerai sur la route. Empruntant les escaliers, nous sortîmes de l'immeuble et traversâmes le parking sous la pluie au pas de course. Je m'apprêtais à ouvrir la porte côté passager lorsque Patch m'agrippa l'épaule et m'interrompit dans mon geste. Il appuya sur quelque chose accroché à son trousseau de clés. - Maintenant nous sommes en sécurité. - Qu'est-ce que ça veut dire ? - J'ai amélioré le système de sécurité d'un cran, je voulais rendre les choses encore plus difficiles si quelqu'un qui veut trafiquer la Jeep. C'est mon rôle de te protéger. Il regarda autour de lui. - Je prends mon travail au sérieux, ajouta t-il. J'ignorai ce qui m'arrachai un frisson. Ses paroles ou la pluie glissant sur ma peau. - Dis-moi ce que tu sais à propos de Scott, lui demandai-je. - Je pense qu'il faut chercher après quelque chose de plus organisé qu'un simple gang. Je le savais ! - La Mafia ? Patch secoua la tête avec l'ombre d'un sourire. - Pour l'instant, on va appeler ça un cercle. Un cercle très organisé, un cercle en pleine activité. - Tu parles d'une société secrète ? - Je parle d'une société sanglante. Personne ne veut me dire quoi que ce soit, ce qui veut dire que le groupe insuffle une bonne dose de peur et qu'ils ont quelque chose à cacher. - Alors qu'est-ce qu'on va faire ? - Nous allons encourager Scott à parler. En ce moment, il en sait plus que nous. Nous allons changer ça. Cela sonnait légèrement trop « le Parrain » à mon goût. - Qu'est-ce qu'on va faire, exactement ? Demandai-je en imaginant Patch en train de traîner Scott dans une allée sombre, lui donnant des coups dans les rotules jusqu'à ce qu'il crache le dernier des secrets qu'il ait jamais gardés. - On va aller jusque Springvale et s'arrêter à une salle de billard en centre-ville. Springvale faisait à peu près la taille de Coldwater et se situait à une vingtaine de minutes dans la direction opposée de la côte. - Je croyais que nous ne devions pas être vus ensemble en public ? - Nous ne seront pas ensemble. Tu iras seule au billard, tu feras mine d'être surprise lorsque tu y verras Scott et tu ne le lâcheras pas de la soirée. - Comment sais-tu que Scott sera là-bas ? Patch inséra la clé dans le contact et démarra le moteur. - Scott est accro au jeu. - Et pas toi ? Le coin de la bouche de Patch tressaillit. - À la différence que moi, je gagne. - OK, j'irai et je ferai les surprises. Et toi, que vas-tu faire ? Il posa sur son nez des lunettes de soleil d'aviateur et manœuvra une marche arrière. - Si je te le disais, ça gâcherait la surprise. - Pourquoi faut-il que je sois toujours surprise ? - Parce que tu es mignonne lorsque tu es surprise.

18 commentaires:

maë a dit…

Merci beaucoup pour cette traduction, mais pourquoi ils ont pas gardé ce chapitre, il est génial ^^

Sophie on 2 avril 2011 à 21:30 a dit…

Salut Maë ! C'est vrai qu'il est génial, ce chapitre, mais bon, l'édition, tu sais ... :/

Kelith on 2 avril 2011 à 21:40 a dit…

Un vrai régal ce chapitre et une super traduction en plus ! Merci ! =)

Sophie on 2 avril 2011 à 21:45 a dit…

Merci Kelith ! :D

Tess on 4 avril 2011 à 13:21 a dit…

Coucou, bravo pour cette super traduction, j'ai mis un lien sur mon blog ! Bonne journée et à bientot !
Bizzz

Delphine a dit…

Super!!! merci de nous avoir fait partager ce passage.

Sophie on 4 avril 2011 à 15:54 a dit…

@Delphine : c'est toujours un plaisir de traduire Becca Fitzpatrick :D
@Tess : Merci pour le lien <3

orely27 on 4 avril 2011 à 17:49 a dit…

trop bien!!!!
bon j'y connais strictement rien en anglais, donc ne jugez pas ce que je vais dire, mais moi j'ai toujours entendu l'expression "un chien qui se mord la queue" et pas "qui se chasse la queue", mais sinon je n'ai rien à dire, c'est génial d'avoir eu la traduction!! (j'espère que tu ne prends pas mal? car tu fais du bon boulot!)

merci!

Mandy on 4 avril 2011 à 18:31 a dit…

Merci beaucoup pour cette traduction de qualité ! :)
La scène est géniale, je ne vois pas pourquoi elle a été supprimée ! Et la dernière phrase me fait fondre ...

Lilie on 4 avril 2011 à 19:45 a dit…

Félicitations pour le boulot !! J'avoue que je suis en admiration devant ton courage :) J'ai aussi mis le lien ^^

A bientôt

Sophie on 4 avril 2011 à 20:09 a dit…

@Orely27 : merci pour ta remarque, c'est très intéressant lorsqu'on discute sur la traduction d'un segment ! À vrai dire, j'ai beaucoup hésité parce que l'image que Nora utilise montre bien qu'elle ne parvient pas à obtenir ce qu'elle veut, et donc que le chien, qui se chasse la queue, ne parvient pas à l'attraper et la mordre. Tu comprends ? ^^ Qu'en penses-tu ? En tout cas, je vais opter pour ta petite suggestion ^^

Sophie on 4 avril 2011 à 20:10 a dit…

@Mandy : merci d'avoir lu la traduction et merci de ton gentil commentaire ! :D

Sophie on 4 avril 2011 à 20:10 a dit…

@Lilie : merci ! et merci beaucoup pour le lien ! <3

Chloé on 4 avril 2011 à 20:41 a dit…

Toutes mes félicitations pour ce travail de trad et merci !
Bizzz

Sophie on 4 avril 2011 à 20:49 a dit…

Merci Chloé ! :D

orely27 on 4 avril 2011 à 21:14 a dit…

oui je comprends ce que tu veux dire!^^
en tout cas c'est bien traduit!!
allez Bisous!!

ps: j'aime bien ton blog!!!

Anaïs la working girl a dit…

Génial j'ai adoré, BRAVO pour la traduction :)

Sophie on 5 avril 2011 à 13:35 a dit…

Merci Anaïs :D

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